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26/12/2013

} Erreur historique du gouvernement sur l’apprentissage et l’emploi des jeunes

Face au problème dramatique du chômage des jeunes dans notre pays, le gouvernement est en train de commettre une double erreur historique.

 
D’une part, en baissant les aides à l’apprentissage tout en augmentant le budget des contrats aidés, dont les emplois d’avenir, il fait le choix du court terme sur le long terme. Comme toutes les évaluations le montrent, les contrats aidés ont peut-être un effet temporaire sur les statistiques du chômage des jeunes, mais ils ne conduisent pas les jeunes à une qualification et à un métier. Dans plus de 50 % des cas, les jeunes qui sortent d’un contrat aidé se retrouvent à nouveau au chômage. Au contraire, l’apprentissage prépare à un métier et à une qualification, et débouche logiquement, pour plus de 8 jeunes sur 10, sur un emploi, dont 60 % en CDI. L’apprentissage est la meilleure voie d’insertion dans l’emploi.
 
D’autre part, le gouvernement fait le choix de prélever plus de 360 millions d’euros sur la taxe d’apprentissage pour l’affecter aux Conseils régionaux. Pourtant, plus d’un tiers des Régions ne consacrent même pas aujourd’hui à l’apprentissage la totalité des fonds qui leur sont alloués à ce titre. Répondant à des considérations étrangères au souci de développer l’apprentissage, cette décision va bureaucratiser encore davantage le financement de l’apprentissage, alors que son développement ne pourra se faire, comme en Allemagne, qu’en assumant un circuit de financement court, fluide, transparent et responsabilisant pour tous les acteurs. La réaffectation directe de la CSA proposée par le gouvernement ne saurait cacher la mise sous tutelle administrative de l’apprentissage qui va directement conduire à la réduction du nombre de jeunes formés en apprentissage.
 
Le MEDEF fait part de son désaccord total sur ce choix opéré par le gouvernement de supprimer progressivement la liberté d’affectation de la taxe d’apprentissage par les entreprises. Aujourd’hui, elle permet aux entreprises de soutenir des formations en apprentissage de qualité, secondaires et supérieures, qui correspondent à leurs besoins en compétences, qui accompagnent leur développement et qui sont la garantie la plus probante pour l’employabilité des jeunes.
 

Pour Pierre Gattaz, Président du MEDEF :
« Si l’emploi des jeunes est la priorité du gouvernement et du Président de la République, il commet aujourd’hui une erreur historique sur l’apprentissage. L’apprentissage est une pédagogie mise en œuvre dans l’entreprise, et la bureaucratisation du système ne pourra que l’affaiblir et se retourner finalement contre les jeunes. Ce sont des dizaines de milliers d’apprentis par an qui sont en jeu ».

 

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