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23/04/2013

} Les Lions de demain prêts à rugir

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Ils sont jeunes, suivent des études supérieures, mais ont déjà l’envie d’entreprendre chevillée au corps. Eux, ce sont les lauréats du concours Les Lions de demain, organisé par le MEDEF Lyon-Rhône lors du Printemps des entrepreneurs 2013. Ils viennent de créer leur entreprise ou sont sur le point de franchir le pas avec une idée originale et pertinente. Découvrez ces futures pépites qui bénéficient du soutien d’un chef d’entreprise et de la gratuité des services du MEDEF Lyon-Rhône pour mettre toutes les chances de réussite de leur côté.


Le Printemps des entrepreneurs, qui a réuni 2 000 personnes le 9 avril dernier au Double Mixte, a mis à l’honneur l’esprit d’entreprendre avec Les Lions de demain. Ce concours, ouvert aux étudiants en association avec les universités et les grandes écoles, a décerné quatre prix en se basant sur l’originalité du produit ou service, la capacité du projet à être rentable et la cohérence entrepreneur/entreprise.



 
Le Prix Nouvelle Économie a été attribué à Exadone. Cette entreprise, créée en 2012, est portée par Antoine Marceau et Clément Guillot, étudiants de l’ISEG, qui ont reçu pour parrain Bruno Bonnell, Pdg de Robopolis. Avec leur site Internet collaboratif baptisé Partage ton jeu, les créateurs veulent offrir un moyen de partager des idées de jeux, classés par catégorie, et remettre ainsi à l’honneur les jeux réels. Pour animer des soirées entre amis ou amuser les enfants lors des vacances, une foule d’idées de jeux simples à mettre en œuvre est ainsi à disposition des internautes à travers un annuaire. Jeux dans les transports, jeux avec des dés ou des cartes, jeux musicaux, jeux sportifs… se déclinent selon les envies.


Le Prix Innovation revient à Biodegr’AD, une agence de street marketing spécialisée dans les supports éphémères. « Nous réalisons du marquage au sol dans l’espace public en jouant sur le contraste propreté/saleté. A l’aide d’un pochoir et d’une pulvérisation par nettoyeur haute pression, nous faisons apparaître les messages que nous appelons cleantags », détaille Tanguy Bard de Coutance, étudiant à l’IAE, qui dirige l’entreprise aux côtés d’Emeric Mouillot et Guillaume Paris de Bollardière.
Une technique écologique, une communication moins onéreuse et une lisibilité du message de 5 à 7 jours sont les principaux atouts de ce procédé qui a déjà séduit l’UGC, l’Agglo de Vienne, Paul&Joe… « Les prescripteurs restent les agences de communication qui trouvent un vecteur de communication complémentaire et attractif en terme de prix. Une campagne de 30 marquages coûte 1 000 € », ajoute Tanguy Bard de Coutance qui bénéficiera du soutien de Benoît Soury, directeur général de La Vie Claire, pour développer Biodegr’AD.


Community Park, entreprise en cours de création, reçoit le Prix Coup de Pouce pour son projet de gestion de parkings en co-stationnement. Brahim Bouya, Serge Kouakou et Thomas Robin, étudiants de l’ISEG, nourrissent de fortes ambitions et seront épaulés par Jean-Pierre Levayer, directeur général de la Banque Populaire Loire et Lyonnais, pour concrétiser leur projet.
Qui n’a pas connu la difficile recherche d’une place de parking ? Partant de ce constat, Community Park propose de mettre en relation les propriétaires d’une place de parking avec les automobilistes en demande. Une place disponible de 8h à 19h par exemple, lorsque son propriétaire est sur son lieu de travail, sera ainsi très utile à l’automobiliste ayant un rendez-vous sur le secteur. « Le rôle de Community Park sera d’assurer la gestion de ce partage. Pour le loueur, c’est une source de revenu complémentaire, et pour l’usager c’est un gain de temps et un tarif compétitif. Un modèle gagnant-gagnant. Nous nous rémunèrerons par un prélèvement d’environ 20 %sur les loyers perçus », détaillent Serge Kouakou et Thomas Robin.


Pierre Grandjean et Erwan Vivien, étudiants à l’INSEEC, sont le Coup de Cœur du jury avec l’entreprise Mon Petit Polo Français, qui vend des produits textiles 100 % français. Leur parrain Pascal Jacquesson, directeur général de Keolis Lyon, leur montrera la voie pour séduire les acheteurs avec polos, cols roulés et autres marinières. L’entreprise, créée en juin 2012, a déjà vendu une première gamme de produits dans une fourchette de 60 à 80 € à une clientèle en majorité âgée de 28 à 55 ans et convaincue par l’argument du made in France.
Cette année, Mon Petit Polo Français, qui mise essentiellement sur la vente en ligne, table sur 100 000 € de chiffre d’affaires et prépare son développement à l’export. « Nous voulons réaliser une levée de fonds à l’automne et exporter au Japon où le made in France est très apprécié », projette Pierre Grandjean.

Avec leur talent et leur envie d’entreprendre, ces jeunes créateurs devraient connaître le succès, épaulés par des chefs d’entreprise aguerris qui sauront les conseiller et leur éviter certains pièges.



 

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