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27/09/2012

} Fermeture du tunnel de la Croix-Rousse : des pistes pour éviter les bouchons

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Du 5 novembre 2012 au 5 août 2013, le tunnel de la Croix-Rousse, emprunté par 47 000 véhicules/jour, sera fermé pour des travaux de rénovation et de mise en sécurité réglementaire. Neuf mois qualifiés de « mauvaise période à passer » par Jean-Luc da Passano, vice-président du Grand Lyon chargé des grands ouvrages.


Les élus du Grand Lyon se disent à la fois « conscients et inquiets des problèmes liés à la fermeture » et ont mis en place une organisation pour éviter la paralysie. Si Jean-Luc da Passano se montre lucide en déclarant « Ca provoquera un certain nombre de dysfonctionnements », les élus veulent donc également montrer qu’ils ont tout mis en œuvre pour limiter les problèmes. Au moins ne pourra-t-on pas leur reprocher d’avoir pratiqué la politique de l’autruche.



 
« Le Grand Lyon va utiliser cette fermeture réglementaire pour effectuer d’autres travaux importants se situant aux abords du tunnel de la Croix-Rousse, comme la requalification de l’avenue Birmingham, le Pont Schuman, l’aménagement des Rives de Saône… », explique Jean-Luc da Passano.


Coordonner un certain nombre de grands chantiers doit en effet limiter la gêne dans le temps. « L’ensemble des maîtres d’ouvrage s’est mis d’accord pour établir un phasage coordonné des travaux. Nous avons donc mis en place une démarche de coordination des chantiers afin d’optimiser la période nécessaire aux travaux. Au-delà des grands chantiers de l’agglomération, tous les petits chantiers du quotidien qui peuvent avoir un impact supplémentaire sont aussi pris en compte pour adapter leur calendrier de réalisation », détaille le vice-président chargé des grands ouvrages. Cette démarche de coordination des chantiers perturbants a été pilotée par un outil baptisé LYVIA. « Nous avons également travaillé sur la reprogrammation des carrefours à feux qui permet, par exemple, rue Grenette de redonner 30 % de capacité en plus en heure de pointe du matin. Grâce au système CRITER, nous pouvons commuter les plans de feux de 60 à 100 carrefours à feux instantanément », poursuit Pierre Abadie, vice-président du Grand Lyon chargé de la voirie et de l’accessibilité.


Des itinéraires de déviation ont été prévus et les automobilistes seront informés de ces déviations par un réseau de panneaux à messages variables. Les automobilistes en provenance de l’Ouest seront dirigés vers le tunnel de Fourvière et le boulevard périphérique nord, tandis que ceux en provenance du Nord seront orientés vers l’A46 et les quais de Saône.


Gilles Vesco, vice-président chargé des nouvelles mobilités urbaines, milite pour le covoiturage et rappelle que « pratiquer le covoiturage une fois par semaine seulement, c’est 10 % de trafic en moins et donc une circulation plus fluide ». Pour favoriser le développement de cette pratique, une vingtaine d’aires de covoiturage a été créée dans le Val de Saône.


Le réseau de transports en commun sera sollicité avec une augmentation de l’ordre de 15 % de la capacité de la ligne D en heure de pointe. « Pour permettre aux Grands Lyonnais d’emprunter facilement les transports en commun, nous créons des parkings de liaisons provisoires qui représentent environ 1200 places et s’ajoutent aux parkings relais existants », détaille Bernard Rivalta, président du Sytral.

« Nous savons que tout ne sera pas facile. Après une période d’adaptation, nous espérons que les Lyonnais prendront de nouvelles habitudes, le temps de mener à bien des travaux qui étaient indispensables », conclut Jean-Luc da Passano.



 
Informations sur :
www.infotrafic.grandlyon.com
www.grandlyon.fr
www.multitud.org
www.covoiturage-grandlyon.com



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