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10/07/2012

} Conférence sociale : le Medef en première ligne

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A la veille de la conférence sociale, Laurence Parisot a accordé un entretien au JOURNAL DU DIMANCHE. La présidente du Mouvement des Entreprises de France a également répondu pendant une heure dimanche matin aux questions de Jean-Pierre Elkabbach sur EUROPE 1 et I TELE dans le cadre du « Grand Rendez-Vous ».




Laurence Parisot revient sur la grande… par MEDEF69


La priorité du MEDEF, « la compétitivité de la France et de ses entreprises », avec notamment l’ouverture d’« une négociation sur l’emploi et le marché du travail », « une concertation sur le financement de la protection sociale », « la rupture conventionnelle collective » et « le plafonnement des dommages et intérêts accordés par les tribunaux aux ex-salariés des PME et TPE », a été rappelée hier et ce matin par toute la presse audiovisuelle. TF1 et FRANCE 2 au cours de leur journal de 20 heures et SOIR 3, I TELE, LCI, BFM TV, FRANCE INTER, FRANCE INFO, EUROPE 1, RMC, RTL, RADIO CLASSIQUE, BFM BUSINESS, FRANCE CULTURE reprennent les propos de Laurence Parisot sur EUROPE 1.


Bref, « Le Medef se met en position de combat » constate en « une » L’HUMANITE. Dans LES ECHOS, la conférence sociale est illustrée en « une » par une photo de Laurence Parisot. « CSG sociale, allègements de charges : la baisse du coût du travail marque des points », constate le quotidien (page 3) qui rappelle « la priorité du Medef pour cette conférence sociale : réengager le débat sur le coût du travail ». Une priorité légitime, juge le quotidien pour qui la perte de parts de marché de la France ces dernières années et le taux de marge au plus bas depuis 25 ans concourent à ce débat.
Même démarche dans LE FIGARO qui indique à la « une » : « le MEDEF plaide pour une baisse du coût du travail ». La présidente du MEDEF incarne également la conférence sociale pour 20 MINUTES et DIRECT MATIN. Pour Parisot, priorité à la « compétitivité », résume LE PARISIEN (page 4). Dans son éditorial, LA CROIX (page 4) relève la demande de la présidente du MEDEF à François Hollande d’inscrire « la liberté d’entreprendre » dans la Constitution. latribune.fr revient sur les propositions du Medef : rupture conventionnelle collective et inscription de la « liberté d’entreprendre dans la Constitution ».


« Les politiques doivent avoir un fil rouge : celui de la compétitivité de la France et de ses entreprises ». Dans une interview au JOURNAL DU DIMANCHE (page 9), la présidente du Medef réitère son souhait : « que toutes les politiques à venir aient un fil rouge : celui de la compétitivité de la France et de ses entreprises ». Lundi matin, elle rappellera ainsi « au président de la République la dégradation alarmante de notre compétitivité, continuelle depuis douze ans ». Le taux de marge brut de nos entreprises « est tombé à 28,6 % de la valeur ajoutée » contre « 40 % en Allemagne », souligne Laurence Parisot. C’est pourquoi « toutes les réflexions, dans toutes les tables-rondes, doivent partir de ce constat ». La présidente du Medef demandera aussi « au chef de l’Etat d’inscrire la liberté d’entreprendre dans la Constitution ».


Alors que le gouvernement entend faire une loi contre les « licenciements boursiers », la présidente du Medef estime qu’« il faut d’abord prévenir les plans sociaux » et qu’il faut pour cela « développer une politique de compétitivité, car rien n’est plus favorable à l’emploi que la compétitivité de l’entreprise ». Quant à la question des licenciements, « elle doit surtout être pacifiée. Nous souhaitons continue d’étendre la philosophie du refus du conflit, celle de la rupture conventionnelle ». Dans le même temps, « il faut travailler le concept de flexisécurité pour arriver au milieu rapport possible de flexibilité pour l’entreprise et de sécurité pour les salariés », explique Laurence Parisot. Elle entend également discuter avec les syndicats du « plafonnement des dommages et intérêts accordés par les tribunaux des ex-salariés de PME et TPE. Lorsqu’ils atteignent des montants qui vont jusqu’à deux ans salaire et voire plus, ils mettent en péril la survie des petites entreprises. Ce risque est un frein majeur à l’embauche ».
« Qu’on ne supprime pas les modalités fiscales ou sociales qui permettent aux entreprises de tenir le coup ». Invitée dimanche matin de l’émission le « Grand rendez-vous » sur EUROPE 1, Laurence Parisot a posé les conditions du « succès » de ce rendez-vous social. En premier lieu, qu’à son issue, « le Premier ministre incite les partenaires sociaux à ouvrir une négociation sur l’emploi et le marché du travail » pour « avancer sur la flexisécurité ». Deuxième condition, « une concertation sur le financement de la protection sociale » afin de « remettre sur la table » la proposition d’une « baisse des cotisations patronales et salariales » compensée par une « petite hausse de la TVA et de la CSG ». Ces mesures n’ont qu’un objectif : rendre les entreprises françaises plus compétitives.


L’occasion pour la présidente du Medef de tirer une nouvelle fois le signal d’alarme sur la situation des entreprises. « Les trésoreries des entreprises sont toujours mises à mal durant l’été, les carnets de commande n’étant pas suffisamment garnis ». Résultat, le nombre des dépôts de bilan pourrait être « significatif », voire « massif » et toucher « les PME et certaines entreprises de taille intermédiaire », a mis en garde la présidente du Medef. Depuis trois ans, a-t-elle souligné, « il y a en moyenne par an 60 000 entreprises qui disparaissent » et avec elles « des capacités de production, des savoir-faire, et des emplois que peut-être, si nous ne changeons pas de politique économique, si nous ne changeons pas un certain nombre variables, notamment le financement de la protection sociale, nous ne retrouverons pas ». En attendant, « nous craignons que septembre soit le moment de vérité » pour les entreprises. C’est pourquoi « toutes les réflexions de toutes les tables-rondes » de la conférence sociale « doivent partir de ce constat », a martelé Laurence Parisot. Dans ce contexte, les entrepreneurs continuent de se battre. Les entrepreneurs « ne se plaignent pas. C’est même le contraire de l’esprit de l’entrepreneur de se plaindre. Il est toujours tendu vers le futur, mobilisé, créatif et jamais déprimé même dans les situations sont très difficiles », a souligné la présidente du Medef en rendant hommage au courage et à la capacité de rebond des entrepreneurs.


Faut-il supprimer les niches fiscales et sociales ? « Il y a certainement des choses à faire du côté des niches fiscales et sociales », considère Laurence Parisot mais à condition et « il faut que ce soit très clair » « qu’on ne supprime pas les modalités fiscales ou sociales qui permettent aux entreprises de tenir le coup ». Certes, on peut toujours prendre dans « la poche des entreprises ». Mais « la poche des entreprises, c’est la poche de tout le monde. La poche des entreprises, c’est le salaire, c’est l’investissement, c’est l’innovation ! » Or « nous sommes dans une folie depuis 10 à 12 ans » et cette folie consiste à dire : « puisqu’on a un niveau de dépenses publiques très, très, très élevé eh bien pompons un peu plus tous les jours sur les entreprises ».

La réforme du financement de la protection sociale s’inscrit dans cet objectif de compétitivité. « Il faut que le Premier ministre propose une concertation sur le financement de la protection sociale. C’est vital », a insisté la présidente du Medef qui juge nécessaire de revoir « la façon de gérer l’assurance-maladie ». Parallèlement, il faut également que les collectivités locales fassent des économies.



 
Interrogée sur la situation des constructeurs automobiles français, en particulier celle de PSA Peugeot-Citroën, Laurence Parisot a estimé qu’il fallait « accepter des restructurations ». « Si on veut que ces entreprises soient à nouveau performantes, puissantes et leader sur leur marché dans cinq ans, dans dix ans, il faut accepter des ajustements, il faut accepter des restructurations », considère la présidente du Medef. A propos d’une éventuelle aide de l’Etat apportée au constructeur, Laurence Parisot a évoqué le cas de General Motors et Chrysler en graves difficultés en 2008. « Barack Obama a dit nous sommes prêts, nous Etat fédéral, à les aider à condition (…) que ces deux constructeurs fassent les restructurations nécessaires », a rappelé Laurence Parisot. « Le président des Etats-Unis avait dit à l’époque : il y aura des emplois qu’on ne retrouvera pas, il y aura des usines qu’on ne rouvrira pas ».


« CSG sociale, allègements de charges : la baisse du coût du travail marque des points », constate LES ECHOS (page 3) qui rappelle « la priorité du Medef pour cette conférence sociale : réengager le débat sur le coût du travail ». Une priorité légitime, juge le quotidien pour qui la perte de parts de marché de la France ces dernières années et le taux de marge au plus bas depuis 25 ans concourent à ce débat.


« Pour Parisot, priorité à la ‘compétitivité’ » titre LE PARISIEN (page 4). « La présidente du Medef a été claire hier au Grand rendez-vous d’EUROPE 1. Déterminée, elle fera entendre sa propre musique à la conférence sociale (…) celle ‘de la compétitivité de la France’, avant tout le reste ».
LE MONDE (page 9) reprend les arguments de Laurence Parisot développés lors d’un entretien à l’AEF en faveur de la rupture conventionnelle collective. « Aujourd’hui, un plan de sauvegarde de l’emploi se déroule selon un processus qui est compliqué, coûteux, anxiogène », avait déclaré la présidente du Medef.


« Compétitivité : le Medef exerce sa tyrannie », s’inquiète L’HUMANITE (pages 10 et 11). « Face à François Hollande et le gouvernement Ayrault, le Medef et ses multiples relais mettent les bouchées doubles », souligne le quotidien. Le mot « compétitivité », relève le quotidien, « est ainsi sur toutes les lèvres de ses relais : Institut de l’entreprise, Cercle des économistes, CEO-Rexecode, réseaux plus ou moins formels du CAC 40, Gracques, etc. ». Et lorsque Laurence Parisot insiste sur la réforme du financement de la protection sociale, il est « difficile de lui donner tort quand Hervé Lorenzi, soutien affiché du candidat socialiste dans la course à l’Elysée et président du Cercle des économistes, explique que les entreprises sont ‘très surchargées’ et que certaines cotisations devraient être transférées sur la CSG. Ou quand Lionel Zinzou, patron du fonds d’investissement PAI Partners et proche de Laurent Fabius, décrit le 30 juin devant l’université d’été des Gracques comment on n’échappera pas à une réforme qui, au fond, ressemblera à la TVA sociale ». Et « alors que, pour les syndicats, la conférence sociale devra permettre de vérifier qu’ils peuvent compter sur le gouvernement afin de rétablir l’équilibre dans les négociations sociales à venir, l’enjeu pour le Medef consiste à désamorcer par avance toute intervention politique dans ce qu’il voit comme sa chasse gardée », analyse L’HUMANITE.


AFP, REUTERS, LA CORRESPONDANCE ECONOMIQUE, TF1 et FRANCE 2 au cours de leur journal de 20 heures et SOIR 3, I TELE, LCI, BFM TV, FRANCE INTER, FRANCE INFO, EUROPE 1, RMC, RTL, RADIO CLASSIQUE, BFM BUSINESS, FRANCE CULTURE, LES ECHOS (Une et page 1 à 3), LE FIGARO (Une et page 24), LE PARISIEN (page 4) ; LA CROIX (page 1-4), LA TRIBUNE (page 6-7), LE MONDE (page 1-8), L’HUMANITE (pages 1, 10 et 11), LIBERATION (page 2-5 ), METRO (page 10), 20 MINUTES (page 5), DIRECT MATIN (page 10), NICE MATIN, VAR MATIN, LA PROVENCE, LA NOUVELLE REPUBLIQUE, LE REPUBLICAIN LORRAIN.

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