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26/10/2011

} L’Edito Eco’

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 « Crise politique ou crise financière ? »

Chaque jour les médias nous alimentent en informations toujours plus alarmistes sur la conjoncture économique et sur les conséquences de ce qu’il convient bien d’appeler la « crise financière ». Ne nous voilons pas la face, OUI, le système monétaire international est à la peine et pourrait impacter l’économie réelle dans la zone euro. Mais OUI, avant tout, il s’agit d’une véritable crise politique qui prend sa source dans une absence totale de vision et d’action de la part des décideurs politiques européens en général et des français en particulier !

Les remèdes nous les connaissons et, nous, entrepreneurs, avons alerté depuis très longtemps les femmes et les hommes politiques de notre pays : STOP à la dérive des dépenses publiques ; VITE une convergence des économies de la zone euro. A écouter nos politiques, le salut des français et de notre « triple A » résiderait dans l’augmentation des recettes. Jamais ces derniers ne s’interrogent si, en premier lieu, et compte tenu d’un niveau de prélèvement obligatoire record dans notre pays (plus de 50% du PIB !), il ne conviendrait pas avant tout de baisser les charges pour permettre à nos PME d’investir et donner ainsi de l’oxygène à notre économie :

  •   En 10 ans, le poids des charges annexes aux salaires (cotisations sociales, impôts et taxes sur les salaires) s’est alourdi de 10% alors qu’il a baissé de 9% en Allemagne,

 

  •   En 2008, les prélèvements sur les entreprises représentaient 26.4% de la valeur ajoutée. C’est comme si en France les entreprises devaient travailler jusqu’à la mi-avril pour payer leurs impôts et charges sociales. En Allemagne, les entreprises commencent à travailler pour elles dès la mi-février ! Ce surcoût imposé aux entreprises françaises représente 140 milliards par rapport aux entreprises allemandes.
Crise économique : à voir ; crise financière : certainement et à cause des dettes des Etats ; crise politique : c’est sûr !
Bernard Fontanel

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